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Conduite de nuit : un peu de discipline et beaucoup de bon sens

La nuit, la circulation est cinq fois moins dense que le jour ; mais les risques d’accidents sont deux fois plus élevés. Il suffirait bien souvent d’observer quelques règles simples pour faire mentir ce dernier chiffre.

Parce qu’ils souhaitent éviter les embouteillages, échapper à la chaleur estivale, ou parce qu’ils n’ont pas le choix, de nombreux automobilistes roulent de nuit. Pourquoi pas, dès lors qu’ils s’y sont préparés, ont une bonne vue ou un problème de vision bien corrigé, et connaissent les grands principes de ce type de conduite.

En premier lieu, il faut savoir que notre vigilance est la plus faible entre 2 et 4 heures du matin, qu’il vaut mieux partir bien reposé et se contenter d’un repas léger et bien arrosé... d’eau. Voilà pour la condition physique.

Avant de partir, il faut s’assurer que les feux, avant comme arrière, sont propres et en parfait état de marche. Ne pas oublier les accessoires de signalisation - triangle et gilet de sécurité - en cas d’arrêt du véhicule. Voilà pour les conditions techniques.

Sur le plan routier se posent des problèmes d’évaluation des distances, d’appréciation de la route, d’éblouissement. Sur une route non éclairée, la vision ne porte pas plus loin que les phares. Alors il est préférable de rouler assez loin des bas-côtés, d’allonger l’intervalle de sécurité entre les véhicules, de ne pas fixer les phares qui arrivent en face. Pour ceux qui sont derrière, il suffit d’utiliser la position nuit du rétroviseur.

Reste une dernière règle, peut-être la plus importante : de nuit, plus encore que de jour, il est nécessaire de faire une pause toutes les deux heures et, bien sûr, de s’arrêter au moindre signe de fatigue.

Bonne route.